écoles d’ostéopathie – Osteopathic Schools

Voici, quelques écoles dans La France pour les ostéopathes ont des problèmes.  Les ostéopathes ne sont pas aussi bien connu aux États-Unis que France.

Faire le ménage dans les écoles d’ostéopathie

Cleaning house in Osteopathic Schools

Le Monde.fr | 05.06.2012 à 14h19 • Mis à jour le 05.06.2012 à 14h19

Par Pascale Santi

Le Syndicat national de l’enseignement supérieur en ostéopathie (Sneso) a lancé, mardi 5 juin, un référentiel de formation, intitulé “Devenir ostéopathe, agir avec compétence”, signé Jacques Tardif, professeur à l’université de Sherbrooke. “Je souhaite que cet outil devienne une référence dans la formation au métier d’ostéopathe, explique Patrick Féval, président du Sneso, qui compte six écoles. Ce référentiel “veut servir de référence à une législation plus rigoureuse garantissant la qualité des soins, la sécurité du patient et un exercice professionnel pérenne”, indique M. Féval.

The National Union of Higher Education in Osteopathy (Sneso) launched, Tuesday, the 5th of June, a training reference, entitled, “Becoming an Osteopath, Working with Competence,” by Jacques Tardif, Professor at the University of Sherbrooke.  “I hope that this work becomes a reference in the training in the profession of osteopathy,” explained Patrick Féval, President of Sneso, who leads six schools.  This manual, “can serve as a reference to rigorous laws gauranteeing the quality of care, patient safety, and sustainable professional practice,” said Mr. Féval.


Sur les 74 écoles en France préparant au métier d’ostéopathe, “une quinzaine d’établissements seulement forment des praticiens sérieux”, indique Philippe Sterlingot, président du Syndicat français des ostéopathes (SFDO), qui a participé à la rédaction de ce document, fruit de plusieurs années de travail. Selon M. Sterlingot, environ 3 000 jeunes sortent chaque année des écoles d’ostéopathie, qui accueillent 11 000 personnes. A titre de comparaison, il existe dix écoles au Royaume-Uni. “On est arrivé à saturation”, note M. Sterlingot, qui estime qu’il faut “faire le ménage” pour ne pas entacher l’image de l’ostéopathie, qui jouit encore d’un réel engouement du grand public. En effet, près de 20 millions de Français ont déjà consulté un ostéopathe au cours de leur vie.

Of the 74 schools in France preparing for the career of osteopathy, “around only fifteen of the institutions produce quality practitioners,” said Philippe Sterlingot, President of the French Union of Osteopaths (SFDO), who participated in the writing of the document, product of several years of work.  According to Mr. Sterlingot, about 3,000 young people leave each year from osteopathy schools, who accept 11,000 people.  In comparison, there are only 10 schools in the United Kingdom.  “We have reached a saturation point,” notes Mr. Sterlingot, who believes it is necessary to “clean house” to prevent tarnishing the image of osteopathy, which still enjoys a real passion among the general public.  In fact, close to 20 million French have seen a osteopath in their lives.

Ce référentiel est en quelque sorte une réponse au rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) intitulé “Le dispositif de formation à l’ostéopathie”, rendu public jeudi 3 mai. Ce rapport de Michel Duraffourg et Michel Vernerey, membres de l’IGAS, dresse un constat sévère et pointe des dysfonctionnements, notamment un dispositif d’agrément des écoles insuffisamment exigeant. Cette procédure est en effet jugée par l’IGAS “mal organisée, insuffisamment précise et de faible qualité juridique”. Les contrôles effectués montrent “la disparité des formations et met en relief la faible qualité de certaines écoles”. L’IGAS critique une augmentation considérable du nombre d’établissements et d’agréments délivrés faisant suite à des recours gracieux. D’où une grande hétérogénéité des formations, souvent assorties de frais d’études élevés, entre 7 000 et 8 000 euros par an. La prolifération des écoles va conduire, selon le rapport de l’IGAS, à mettre sur le marché d’ici à 2015 plus d’ostéopathes qu’il en existe aujourd’hui sur tout le territoire. Au total, on évalue aujourd’hui à environ 17 500 le nombre actuel d’ostéopathes en France.

The guide is in some ways a respone to a report by the Inspector General for Social Affaire (IGAS) titled, “The disposition and training of an Osteopath,” released on Thursday, May 3rd.  This report from Michel Duraffourg and Michel Vernery, members of IGAS, paints a severe picture and points to dysfunction, specifically a general disposition of school accredidation to be insuffiently demanding.  This process is in fact judged by the IGAS, “poorly organized, lacking clarity, and lacking quality oversight.”  The audits conducted showed “the disparity in education and contrast the failing quality of some schools.”  IGAS criticized a considerable increase in the number of schools and approvals issued in response to petitions for redress.  There is a large variety of training, often with high tuition, between 7,000 and 8,000 euros per year.  The proliferation of these schools, according to the report of IGAS, will put into place a rise from now to 2015 in the number of osteopaths more than exist today in the entire country.  In all, one finds today about 17,500 the actual number of osteopaths in France.

UNE FORMATION D’UN MINIMUM DE 4 465 HEURES
TRAINING OF A MINIMUM OF 4,465 HOURS

Parmi ses 18 recommandations, l’IGAS exige une réforme rapide de la procédure d’agrément, ce qui pourrait impliquer la fermeture de certaines écoles. Reste à savoir ce qu’il adviendrait des étudiants. Pour l’IGAS, “il n’est pas raisonnable que le ministre chargé de la santé soit amené à cautionner des pratiques dont les fondements ne correspondent pas aux données acquises de la science”. L’IGAS note en effet les manques en termes de formation pratique des étudiants et préconise de fixer un nombre minimal d’heures dans ce domaine. Le référentiel du Sneso prône une formation d’un minimum de 4 465 heures, dont 1 000 heures de pratique clinique encadrée, comme le recommande l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Among its 18 recommendations, the IGAS requires a rapid change in the licensing process, which could mean the closing of some schools.  None one knows how this will impact the students.  For the IGAS, “it is not reasonable for the Minister of Health to have to condone of practices whose foundations do not correspond to science.”  The IGAS notes in fact the lack of practical training for students and supports a minimum number of hours in that area.  The guide by Sneso recommends training with a minimum of 4,465 hours, with 1,000 hours of supervised clinical practice, similar to the recommendation of the World Health Organization.

“Tout au long de ce rapport, on a déploré les insuffisances de la réglementation actuelle, ses ambiguïtés et son manque de précision”, soulignent les auteurs du rapport. La profession a été reconnue par la loi Kouchner de 2002 et ses décrets d’application de 2007. Mais aujourd’hui, la durée de la formation est très hétérogène, et varie de trois à six ans. L’IGAS recommande également que ce soient les pouvoirs publics qui assurent eux-mêmes la reconnaissance des diplômes universitaires ouvrant droit à l’usage professionnel du titre d’ostéopathe. Les organisations syndicales font pression depuis 2007 sur le gouvernement pour clarifier la réglementation. En vain. Ce sera l’un des nombreux dossiers que le nouveau ministère de la santé devra traiter.

“Through-out the report, it laments the insufficencies of the current regulations, its ambiguities, and lack of details,” according to the authors of the report.  The profession has been known for the Kouchner law of 2002 and its directives for application in 2007.  But today, the length of training varies widely, from three to six years.  The IGAS also recommends that those in the government ensure that their own recognition of university diplomas qualifies one to use the professional title of osteopath.  Union organizations have worked since 2007 for the government to clarify the rules.  In vain.  It will only be the number of issues that the new Minister of Health should address.

 
Vocabulaire

la procédure d’agrément – licensing process

encadrée – supervised

 

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