la veille – the day before, earlier, previously

Voici une nouvelle, dans le blog “Big Browser” (Le Monde) que je pense est très triste. C’est quelque chose que je ne le comprends pas de toutes.  Je le choisis parceque j’aime bien le texte au fin dans le quotidien “Dawn” par la journaliste Nadeem F. Paracha.  C’est bien écrit.

FOLIE – Pour avoir brûlé un Coran, un handicapé mental est brûlé à son tour

MADNESS – For having burned a Koran, a mentally handicapped individual was himself burned.

La scène s’est déroulée, mercredi, dans un commissariat de la ville de Bahawalpur, au Pakistan. La veille, la police avait arrêté un malang, un vagabond, accusé par plusieurs personnes d’avoir brûlé des pages du Coran, livre sacré de l’islam, religion d’Etat au Pakistan. L’accusé était un handicapé mental qui “n’était même pas capable de savoir où il habitait”, selon un policier qui l’a interrogé.

The scene took place Wednesday, at a police station in the village of Bahawalpur, Pakistan.  The day before, the police had arrested an indigent, a homeless person, accused by several people of having burned some pages from a Koran, the holy book of Islam, the state religion of Pakistan.  The accused was mentally handicapped man who, “wasn’t even able to say where he lived,” according to an officer who questioned him.

Pendant cet interrogatoire, une foule a commencé à s’amasser autour du commissariat, exigeant que l’homme lui soit remis. “Des personnes ont commencé à faire des annonces sur les haut-parleurs de la mosquée, demandant aux habitants d’aller au commissariat et de le punir”, rapporte le Daily News. Très vite, près de 2 000 personnes ont encerclé le bâtiment. Quand la police a refusé de remettre l’accusé, “ils ont saccagé les lieux et emmené l’homme de force avec eux”, a déclaré à l’AFP Ghulam Mohiuddin, responsable de la police locale.

During the questioning, a crowd begain to gather around the police station, aggitating for the man to be given over to them.  “People started to make announcements through the loudspeakers of the mosque, telling the residents to go to the police station and punish him,” reported the Daily News.  Soon, close to 2,000 people had surrounded the building.  When the police refused to bring out [hand over] the accused, “they ransacked the place and took the man with them by force,” said Ghulam Mohiuddin to AFP, spokesperson for the local police.

S’ensuit une scène de chaos. La foule pénètre dans le commissariat, rossant les policiers qui tentent de les en empêcher. Ils brûlent plusieurs motos et véhicules garés dans l’enceinte et, arrivant à la cellule où se trouve l’accusé, détruisent les portes et l’emmènent avec eux. Les milliers de personnes ont ensuite battu à mort l’homme avant de mettre le feu à sa dépouille. “Il n’y avait pas assez de policiers sur place pour pouvoir contrôler la situation et sauver la vie de l’accusé”, a regretté le chef de la police locale. Le nom de la victime n’est pas encore connu avec certitude, tout comme sa religion.

A chaotic scene ensued.  The crowd broke into the police station, thrashing the police who tried to stop them.  They burnt several motorcycles and police cars in the garage, and arriving in the cell where they found the accused, broke the door and left with him.  The throng – thousands of people – then beat the man to death before setting him on fire.  “There were not enough police on site to maintain control of the situation and save the life of the accused,” lamented the local Chief of Police.  The name of the victim was not yet known with certainty, nor his religion.

Pour le Daily News, ce meurtre “montre la nature extrême des lois contre le blasphème au Pakistan, où quiconque est jugé coupable d’avoir insulté l’islam, son prophète ou le Coran est passible de la peine de mort”. “Parfois, rappelle le journal, les gens se font justice eux-mêmes.” Certains hommes politique pakistanais ont bien essayé de changer la loi. Ce fut le cas de Salman Taseer, gouverneur de la province du Pendjab. En 2011, il avait été assassiné par l’un de ses gardes du corps, qui lui reprochait d’être favorable à un assouplissement de la loi.

According to the Daily News, this murder “shows the extreme nature of blasphemy laws in Pakistan, were someone who is judged guilty of insulting Islam, the Prophet, or the Koran, faces the death penalty.” “Sometimes,” says the paper, “the people take justice upon themselves.”  Some Pakistani politicians have tried to change the law.  That was the case of Salman Taseer, Governor of Pendjab province.  In 2011, he was killed by one of his bodyguards, who accused him of favoring a relaxation of the law.

Dans un texte au vitriol publié sur le site du quotidien Dawn, le journaliste Nadeem F. Paracha a fait part de sa colère :

In an angry letter published on the website of the daily “Dawn,” the journalist Nadeem F. Paracha expressed his anger:

“Nous sommes tellement obnubilés par les questions d’identité nationale et de priorités religieuses que je suis sûr qu’en voyant les flammes s’élever au-dessus du corps sans vie du blasphémateur, beaucoup d’hommes pieux ont dû les yeux, à la recherche du 7e ciel où réside Dieu, espérant que le Tout-Puissant fasse tomber une pluie de pétales de rose sur eux. Il ne s’est rien passé, et personne n’a eu le courage de suggérer qu’en toute vraisemblance Dieu a été horrifié par cet acte. Et encore une fois, la nation a été obligée de voir sa foi et ses textes sacrés ‘vengés’ non pas par des hommes religieux, mais par une foule de raclures barbares et retardées.”

“We are so completely obsessed by the question of national identity and religious priorities that I am sure seeing the flames rise above the lifeless body of a blasphemer, many pious men lift their eyes, searching the 7th heaven where God resides, hoping that the All Knowing lets fall a rain of rose petals upon them.  It didn’t happen, and nobody has the courage to suggest that in all likelihood, God was horrified by this act.  And yet another time, the nation was forced to see faith in him and his sacred texts “revenged” not by holy men, but by a crowd of barbaric rejects and retards.”

Vocabulaire

la veille – the day before

rosser – thrashing (beating)

empêcher – to stop, prevent

en toute vraisemblance – in all liklihood

la foi – faith

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